Chronologie : 1668


1668 janvier 31 :

Les origines du théâtre de la foire se trouvent dans les divertissements offerts depuis longtemps par des danseurs de corde et des joueurs de marionnettes. Cette année, comme les années précédentes, Jean-Baptiste Archambault, Jérôme Artus et Nicolas Féron se présentent au lieutenant de police pour solliciter la permission de donner leurs divertissements pendant la Foire Saint-Germain, dont l'ouverture traditionelle (le 3 février) arrive.

La permission accordée, ils s'etablissent dans un jeu de paume proche la foire, appartenant au sieur Cercilly, maître paulmier, à l'enseigne du Fleur-de-lys.

Mais ils ont oublié de payer à l'abbaye de Saint-Germain, propriétaire de la foire, les dix louis d'or de rente, et le 19 février ils sont condamnés par l'abbaye à vider le lieu à peine de 200 livres d'amendes. Cercilly refuse de les renvoyer et, ainsi qu'un des associés (François Bodinière), se trouve prisonnier de l'abbaye qui ne veut pas le libérer, même quand le lieutenant de police l'ordonne. C'est le lieutenant de police lui-même qui doit se transporter à la prison, faire ouvrir les portes, et mettre les prisonniers en liberté.

On est sur le seuil de la modernité...

Voyez:

Mémoire contre la prétention des Seigneurs de Sainct Germain des Pres sur le faict de la police, s.l., s.d.
Parfaict, Mémoires, I, xlvi

1669